Les fossiles
Le mot « fossile » vient du latin
fossilis qui signifie « que l’on tire de
la terre ». Pour le géologue ou le
paléontologue, chercheur qui les étudie, les fossiles
sont des traces ou des restes d’organismes vivants, animaux,
végétaux, voire de microorganismes, conservés
dans une roche.
On parle pourtant aussi de « fossile
vivant » pour qualifier une espèce actuelle
appartenant à un groupe dont les autres représentants
ont disparu au cours des temps géologiques. C’est, par
exemple, le cas du cœlacanthe, représentant actuel des
crossoptérygiens, groupe de poissons fossiles dont les
nageoires ont la structure osseuse des membres des
tétrapodes, ou de la limule, arthropode marin appelé
aussi « crabe des Moluques » qui appartient
à un groupe apparenté aux araignées et aux
scorpions, dont tous les autres représentants ont
disparu.
Par extension, on parle aussi d’énergies fossiles
pour qualifier les matériaux combustibles (charbon,
pétrole, gaz) qui se sont formés par transformation
des restes d’êtres vivants enfouis dans les
sédiments et de rayonnement fossile à propos du
rayonnement électromagnétique constituant le Fond
Diffus Cosmologique considéré comme une trace du
Big Bang.
Fossilisation
Les êtres vivants sont constitués essentiellement
d’eau et de matière organique, qui forment les parties
molles des organismes, avec parfois des éléments plus
ou moins minéralisés comme le squelette et les dents
des vertébrés, la carapace des arthropodes
(crustacés, insectes), la coquille des mollusques, les
spicules d’éponges ou les tests et les piquants des
oursins, qui forment les parties dures. Les fossiles les plus
courants correspondent aux parties dures dont la probabilité
de fossilisation est beaucoup plus élevée que celle
des parties molles qui, généralement, se
décomposent après la mort sous l’action de
microorganismes.